chirurgie bariatrique

Conséquences de l’obésité : Ces maladies associées …

Les maladies du tissu adipeux

Ce devrait être le terme employé, plutôt que celui d’obésité.

En effet, si communément, on parle de l’IMC afin de « catégoriser » l’obésité, il est un facteur bien plus pertinent que le poids global, qui est celui de la répartition de la masse grasse dans l’organisme ainsi que la composition corporelle (ratio entre masse grasse et masse maigre)

Pour illustrer ce propos, prenons l’exemple de Teddy Rinner, notre octuple champion du monde de Judo. 203cm pour 140kg, son poids de forme lors des grands championnats. Son IMC est de 33.6. Il est donc obèse en ne tenant compte que de l’IMC. Mais sa masse musculaire et son squelette font que malgré son IMC, il est tout simplement un des plus grands athlète du monde…

Ainsi, l’obésité abdominale est la plus dangereuse des conséquences de l’obésité pour l’organisme en ce qui concerne le risque de développement du diabète et des maladies cardiovasculaires.

Lorsque les tissus adipeux (gras) sont répartis de façon plus homogènes, ou sur la partie inférieure du corps, ils exposent l’organisme à des complications d’ordres mécaniques, comme les problèmes articulaires, et les insuffisance veineuses.

Conséquences de l’obésité : La liste des maladies associées.

Le diabète de type 2

30 à 40% des personnes obèses son t diabétiques de type 2, et ce pourcentage augmente en fonction du degré d’obésité. Mais toutes les personnes obèses ne deviennent pas diabétiques. Des antécédents familiaux de diabète et une durée d’obésité longue accroissent ce risque chez les personnes obèses.

Les premiers des traitements sont l’activité physique et les adaptations alimentaires, puis il existe un certain nombre de traitements médicamenteux. En revanche, il a été démontré que la chirurgie de l’obésité avait un influence très rapide et très importante sur le diabète de type 2.

Voir notre article : Diabète : Des effets tout de suite après la chirurgie de l’obésité.

L’hypertension artérielle

40% des personnes obèses ont une hypertension artérielle. L’obésité abdominale favorise ce risque. Normaliser la tension est le seul moyen de protéger nos artères du vieillissement et de ses complications cardiovasculaires. La perte pondérale permet une amélioration de l’hypertension artérielle, mais elle peut être insuffisante. Globalement, la perte de poids, la limitation de la quantité des aliments riches en sel caché et l’augmentation de l’activité physique régulière ont une certaine efficacité. Néanmoins, celle-ci est plus faible que les médicaments anti-hypertenseurs.

L’excès de cholestérol et de triglycérides

Le syndrome métabolique est un ensemble de signes avant-coureurs de risque de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. Un autre est la perturbation des lipides, caractérisée par une augmentation des triglycérides et une baisse du HDL-cholestérol (le « bon cholestérol »). L’obésité abdominale contribue à une résistance des tissus à l’action de l’insuline, d’où une glycémie (taux de sucre dans le sang) qui s’élève.

Les maladies cardiovasculaires

L’obésité prédispose à des anomalies du muscle cardiaque comme la très fréquente hypertrophie du ventricule gauche. En réponse à l’augmentation du débit sanguin cardiaque, le cœur va s’hypertrophier. Si des anomalies respiratoires s’ajoutent, la personne obèse peut développer une insuffisance cardiaque globale.

Par ailleurs, le risque de syndrome coronaire aigu (infarctus du myocarde et menaces d’infarctus appelées « angor instable ») est augmenté dans la population obèse, dû en grande partie à l’augmentation du nombre des facteurs de risque (plus souvent le diabète, l’hypertension et les dyslipidémies). L’obésité fait aussi partie des facteurs de risque de mort subite. Le taux annuel de mort subite est 40 fois plus élevé chez les personnes obèses (célèbre étude de Framingham), comparé aux non-obèses. Le risque d’accident vasculaire cérébral est lui aussi augmenté, bien que les données ne soient pas toutes concordantes. Enfin, l’obésité augmente le risque de problèmes veineux au niveau des membres inférieures avec un risque accru de phlébites, d’embolies pulmonaires et plus globalement de lymphœdème (accumulation de la lymphe dans les tissus conjonctifs, qui donnent aux jambes un aspect gonflé).

Les apnées du sommeil

Jusqu’à 40 % des personnes obèses présentent un syndrome des apnées obstructives du sommeil (SAOS), se manifestant par une fatigue, une somnolence ou des troubles de la concentration. Et parmi ceux qui en souffrent, 30% sont obèses. Les apnées du sommeil sont surtout une cause importante d’hypertension artérielle. A un stade sévère, le risque d’accident cardiovasculaire est au moins triplé.

Par ailleurs, une autre complication respiratoire de l’obésité est l’essoufflement (dyspnée). Les troubles de la ventilation sont très fréquents en cas de surpoids ou d’obésité.

Quant à l’asthme, il est souvent associé à l’obésité, sans qu’il soit possible d’affirmer qu’il est une complication de celle-ci. Les deux ont une forte composante inflammatoire à bas bruit, chronique.

Les atteintes articulaires

L’arthrose du genou, appelée aussi gonarthrose (usure du cartilage des articulations) est mécaniquement liée au stress mécanique dû à l’excès de poids. La perte de poids permet de réduire les contraintes articulaires mais n’est pas toujours suffisante pour soulager les symptômes.

Les autres atteintes articulaires (arthrose des hanches, des mains, des doigts, inflammation des disques vertébraux etc.) sont pour leur part aggravées par l’excès pondéral qui agit via l’accumulation dans le tissu gras de substances (cytokines) qui se nichent dans des articulations, agissant à la fois au niveau systémique (général) et local.

Perdre du poids est aussi bénéfique sur la douleur et permet même de retarder la chirurgie (perdre 5 kg réduit le recours à une intervention de 25 %).

La stéatose hépatique

La surcharge du foie en gras (stéatose) est fréquente dans l’obésité. Ce peut être une stéatose pure (« foie gras ») sans inflammation ni trop de risque d’évolution, ou bien d’emblée un stade plus avancé appelé stéatohépatite non alcoolique (NASH).

Cette dernière peut aller jusqu’à la cirrhose voire le cancer (carcinome hépatocellulaire). C’est aussi, à elle toute seule, un facteur de risque cardiovasculaire, d’hypertension et de diabète. Il suffit de perdre un peu de poids pour obtenir une forte diminution de la graisse hépatique mais aussi de la résistance à l’insuline, premier pas dans la maladie diabétique.

La lithiase biliaire

La formation de calculs biliaires est fréquente chez les personnes obèses, avec une augmentation transitoire lors de l’amaigrissement surtout lorsque la perte de poids est très rapide (suites de chirurgie de l’obésité ou bariatrique par exemple).

« Chez les personnes dont le poids dépasse de 20 % le poids idéal théorique, la prévalence de la lithiase est multipliée par deux, explique le Dr Didier Mennecier, Hépato-gastroentérologue et addictologue (Paris). Cela est dû à une augmentation de la synthèse et de la sécrétion biliaire du cholestérol. De plus, un régime hypercalorique favorise la formation des calculs. Il en est de même des régimes riches en acides gras polyinsaturés ».

Les cancers

Certains cancers hormono-dépendants ou liés au système digestif sont plus fréquents chez les personnes obèses comme ceux de la prostate, des voies biliaires, des reins, de l’endomètre, du sein après la ménopause, de l’œsophage et le cancer colorectal.

Selon l’OMS, l’obésité compterait pour un tiers dans l’apparition de ces cancers. Le fait que le taux sanguin d’insuline (un facteur de croissance) soit accru chez les obèses (hyper-insulinémie) pourrait favoriser la croissance cancéreuse.

L’apport calorique pourrait intervenir (cancer du côlon), ainsi que l’excès d’estrogènes chez les femmes obèses dans le cancer du sein.

L’hyper-uricémie

La forte concentration d’acide urique dans le sang est plus fréquente en cas d’obésité mais la raison en est encore mal connue. Elle peut entraîner des crises de goutte (accumulation de cristaux d’acide urique au niveau des articulations) ou des calculs rénaux. La perte de poids a un effet bénéfique.

Le reflux gastro-œsophagien

L’obésité abdominale et l’embonpoint (à l’origine d’une augmentation de la pression abdominale), ainsi qu’une forte consommation de lipides jouent un rôle prépondérant le reflux gastro-œsophagien (douleurs derrière le sternum et surtout un reflux d’acide de l’estomac vers la bouche).

Perturbation des cycles menstruelles

L’absence de règles ou des irrégularités du cycle menstruel sont fréquentes chez la femme obèse. Des troubles hormonaux (excès d’androgènes) sont souvent associés, à l’origine d’une raréfaction des ovulations et une baisse de fertilité.

Celle-ci peut aussi être due à un syndrome des ovaires polykistiques, plus souvent retrouvé chez les femmes obèses. Ce trouble hormonal provoque une augmentation inhabituelle de la production d’androgènes dans les ovaires, perturbant la production d’ovules. Au lieu d’être libérés au moment de l’ovulation, les ovules se transforment en kystes.

L’incontinence urinaire

L’obésité est bel et bien un facteur de risque de prolapsus génitaux (« descente d’organes ») mais aussi souvent d’incontinence urinaire (risque multiplié par 1,5 à 2,5). Il semble que tous les types d’incontinence (à l’effort et par impériosité) soient touchés.

De plus, l’obésité accroit la sévérité d’une incontinence urinaire. La pression abdominale due au surpoids serait principalement en cause et la perte de poids améliore très nettement les symptômes.

L’hypertension intracrânienne

Plus fréquente chez les femmes obèses (jusqu’à 20 fois plus qu’en population générale) souvent jeunes vers la trentaine, elle se manifeste par des maux de tête tenaces, des vomissements et des troubles visuels. C’est une urgence médicale car il y a un risque d’atteinte de la vision.

Les troubles psychiques

Dépression, syndrome anxio-dépressif, baisse de l’estime de soi… ces troubles sont plus fréquents chez les personnes obèses, mais difficile de déterminer quelle est la cause et la conséquence. L’aspect socio-économique dans l’obésité est majeur.

L’obésité est cinq fois plus fréquente parmi les revenus les plus faibles comparé aux plus élevés. En plus d’être inégalitaire, l’obésité est source d’inégalités annexes: difficultés sociales et relationnelles du fait de la stigmatisation des personnes obèses dans notre société et de la culture de la minceur, difficulté d’accès à l’emploi à diplôme égal, niveaux de salaires plus bas, taux de chômage plus important…

Il y a environ 15% de personnes obèses en France** (1,2% d’obésité massive/sévère). Un chiffre qui a doublé en 15 ans (quadruplé pour l’obésité massive), avec une tendance à la stabilisation dans les classes socio-économiques les plus élevées mais à l’augmentation dans les catégories de revenus les plus faibles.

Source : e-santé.fr –  http://www.e-sante.fr/obesite-ces-maladies-associees-auxquelles-on-ne-pense-pas/actualite/544 – article consulté le 08/07/2016

Nous ne sommes pas des médecins, et tous ces conseils nutritionnels sont donnés à titre indicatif. En cas de questions ou de problèmes, consultez votre médecin.
Les compléments alimentaires doivent être utilisés dans le cadre d’une alimentation variée, équilibrée, d’un mode de vie sain et tenus hors de portée des enfants. Les personnes sous contrôle médical, les femmes enceintes ou allaitant doivent demander conseil à leur médecin avant de prendre un complément alimentaire. Il est conseillé de respecter la dose journalière indiquée.
Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière.
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